2015 Peak oil ?

En cette fin d’année 2015, il m’a semblé intéressant de vous soumettre la dernière analyse de Ron Patterson, qui persiste et signe:

2015 sera l’année du pic de production mondial de pétrole

Quels sont ses arguments (en résumé)?

Sur les cinq pays responsables de l’augmentation de la production ces dix dernières années, quatre ont, selon lui, atteint leur pic de production (national).

Les autres pays producteurs ont perdu au total 5 Mb/j sur la même période.

La suite et plus de détails ici:

I am more convinced than ever that 2015 will be the final peak in world oil production. And we may know well before a lot of people realize. It all depends on the decline rate… and on the state of the economy… and on the political situation in MENA… and on…”

Les commentaires sont également intéressants. Par exemple:
Ron Patterson says: 11/20/2015 at 6:43 pm

Pour rappel, sa première allusion au Peak Oil pour 2015 se trouve ici:

Bien entendu… chacun(e) est libre de se forger sa propre opinion…

Avec beaucoup d’espoir,
Patrick (le criminologue)

COP21 : pourquoi tout le monde se fiche de l’écologie


Francetv info a interrogé le philosophe Dominique Bourg pour comprendre notre inaction individuelle face à l’état de la planète.

Ce qui semble faire réagir le genre humain, c’est un danger perceptible, évident et immédiat. Or, avec les affaires d’environnement, on se trouve confrontés à un type de danger auquel l’évolution ne nous a absolument pas préparés. Les problèmes d’environnement sont distants, dans le temps et dans l’espace (du moins le croit-on).

My Chicken of an EV


I am not yet personally convinced that we will see an EV revolution. Batteries still do, and likely always will, disappoint. I am learning similar lessons on the nickel-iron battery front. We may have to face the fact that gasoline has been the ultimate transportation fuel, and the economists’ picture of universal substitutability may not apply. If EVs can never really outperform gasoline in cost, ease/simplicity, convenience, and robustness—and if they remain expensive to own and maintain, from where will the prosperity derive for us to all have such marvelous toys?

Argentina and China lead shale development outside North America in first-half 2015

En-dehors de l’Amérique du Nord, ce sont l’Argentine et la Chine qui sont en tête du développement des gaz de schiste


Energy  June 26, 2015  [26]

As recently as last year, only four countries in the world were producing commercial volumes of either natural gas from shale formations (shale gas) or crude oil from tight formations (tight oil): the United States and Canada, and more recently, Argentina and China. Beyond these four countries, other countries have started exploring hydrocarbons from shale and other tight resources, but they are still short of reaching commercial production.

L’année passée, quatre pays au monde ont produit des quantités rentables de gaz ou de pétrole de schiste (gaz de roche-mère ou pétrole de réservoirs étanches): les Etats-Unis, le Canada, et plus récemment l’Argentine et la Chine. A part ces quatre pays, d’autres pays ont commencé des programmes d’exploration, mais sont encore loin d’atteindre une production jugée rentable.

Renewable Energy Will Not Support Economic Growth

Les énergies renouvelables ne sont pas compatibles avec la croissance économique


Energy  June 22, 2015  [26]

The world needs to end its dependence on fossil fuels as quickly as possible. That’s the only sane response to climate change, and to the economic dilemma of declining oil, coal, and gas resource quality and increasing extraction costs. The nuclear industry is on life support in most countries, so the future appears to lie mostly with solar and wind power. But can we transition to these renewable energy sources and continue using energy the way we do today? And can we maintain our growth-based consumer economy?

The answer to both questions is, probably not. Let’s survey four important sectors of the energy economy and tally up the opportunities and challenges.

Le monde doit mettre une fin à sa dépendance aux combustibles fossiles le plus rapidement possible. C’est la seule réponse sensée au changement climatique et au dilemme économique posé par l’augmentation des coûts d’extraction du gaz, du charbon et du pétrole. L’industrie nucléaire est aux soins intensifs dans la plupart des pays, donc le futur semble reposer principalement sur les énergies solaires et éoliennes. Mais peut-on effectuer une transition vers ces énergies renouvelables et continuer à utiliser l’énergie de la même manière que nous le faisons aujourd’hui? Et pouvons-nous maintenir notre économie basée sur la croissance?

La réponse à ces deux questions est que non, nous ne le pouvons pas. Analysons quatre secteurs importants de l’économie au regard de l’énergie: l’électricité, le transport, l’industrie et la nourriture.

Deux degrés : quelques objectifs concrets qui correspondent à ce seuil

Two degrees: some concrete objectives that correspond to this threshold


ENVIRONMENT  21 juin 2015  [25]

Avec environ 1.500 GW (l’équivalent de 1500 réacteurs nucléaires) de centrales à charbon et 800 GW de centrales à gaz dans le monde, l’électricité pèse 25% des émissions mondiales.

La planète compte plus d’un milliard d’engins roulants, volants et naviguant (15% des émissions) : 2°C supposent ne rien vendre d’autre, dès demain ou presque, que des voitures à 1 ou 2 litres aux 100, des camions à 10 litres, et des bateaux à voile ou nucléaires.

L’industrie pèse 15 % du total, les 4/5è venant des matériaux de base (métallurgie, chimie, ciment, papier…).

L’agriculture représente près de 30% des émissions, le bétail étant directement ou indirectement à l’origine de l’essentiel : il faudra manger moins de grosses bêtes.

Enfin, nous avons plus d’une centaine de milliards de mètres carrés de logements et bureaux de par le monde : tout rénover demande environ une année de PIB mondial.

Mais combien de dirigeants ont compris que c’était cela, l’économie des 2°C ?

With approximately 1,500 GW (the equivalent of 1,500 nuclear reactors) of coal plants and 800 GW gas power plants in the world, electricity weighs 25% of global emissions.

The planet has more than one billion wheeled, flying and sailing vehicles (15% of emissions): 2°C assume not selling anything else, from tomorrow or so, than cars with 1 or 2 liters per 100km, trucks with 10 liters and sailing or nuclear boats.

The industry is worth 15% of the total, 4/5 from basic materials (metals, chemicals, cement, paper …).

Agriculture accounts for nearly 30% of emissions, cattle being directly or indirectly responsible for the essential: we will have to eat fewer large animals.

Finally, we have over a hundred billion square meters of housing and offices around the world, to renovate everything takes about a year of global GDP.

But how many leaders have understood that it was that, the economy of 2°C?

The climate encyclical: hang the pope?

La lettre encyclique sur le climat: faut-il pendre le Pape?


POLLUTION  Thursday, June 18, 2015  [25]

The Pope’s encyclical on climate is out. I went through it, I think I agree with just about everything in it. From a scientific viewpoint, it seems to me flawless (at least after a first read). In terms of its ethical and human approach, it is even better. I don’t see myself as a very religious person, but I think we badly need ways to overcome that peculiarly evil view of the world that sees each one of us as a mere economic agent, interested only in maximizing profits and accumulating capital. That can’t be the way to run things on this planet and if we need a religion to tell us that we should do better than that, then welcome religion!!

La lettre encyclique du Pape sur le climat a été publiée. Je l’ai parcourue et je pense que je suis d’accord avec pratiquement tout ce qui s’y trouve. D’un point de vue scientifique, elle me semble sans fautes (du moins après une première lecture). D’un point de vue éthique et humain c’est encore mieux. Je ne me considère pas comme une personne très religieuse, mais je pense que nous devons vraiment surpasser cette vue particulièrement diabolique de voir chacun de nous comme un simple agent économique, uniquement intéressé par un max de bénéfices et d’accumulation du capital. Ce n’est pas la bonne manière de gérer notre planète et si nous avons besoin d’une religion pour nous dire que nous devrions faire mieux que cela, alors vive la religion!